L'hospitalisation : une chronologie, pas une fiche
Un animal hospitalisé produit une succession d'événements sur plusieurs jours : constantes relevées quatre fois par jour, soins administrés, alimentation, observations, décisions de réévaluation. Une fiche statique ne peut pas rendre compte de cela.
Ce qu'il faut, c'est une chronologie : chaque intervention horodatée, attribuée à son auteur, consultable par l'équipe suivante sans réunion de transmission. Les soins programmés apparaissent comme des tâches à réaliser, et leur non-réalisation est visible.
C'est aussi ce qui permet d'informer correctement le propriétaire : appelé le soir, vous savez exactement ce qui s'est passé depuis le matin, sans avoir à chercher qui était de service.
- Gestion des cages et des box occupés
- Soins programmés avec suivi de réalisation
- Constantes relevées et reportées sur les courbes
- Transmissions horodatées entre équipes
La chirurgie : avant, pendant, après
Une intervention se prépare : consultation pré-opératoire, bilan sanguin, devis détaillé, consentement éclairé signé et daté. Chacune de ces pièces doit être rattachée au dossier, pas rangée dans un classeur.
Elle se réalise avec un protocole anesthésique, qui gagne à être préenregistré : les protocoles utilisés dans la structure sont réutilisables en un geste, ce qui limite les erreurs de dosage et accélère la préparation.
Elle se suit : compte rendu opératoire rédigé et clôturé, médicaments de sortie prescrits, contrôle post-opératoire programmé automatiquement dans l'agenda à la bonne échéance. Ce dernier point est celui qui échappe le plus souvent aux structures qui travaillent au papier.
Laboratoire et imagerie : le rattachement au bon acte
Une radiographie déposée dans un répertoire « radios » n'est plus interprétable dans deux ans. La même image rattachée à la consultation du 4 janvier, avec le motif, l'examen clinique et la conclusion, garde toute sa valeur diagnostique.
Le principe vaut pour tout : résultats d'analyses, échographies, comptes rendus d'imagerie externe, courbes de suivi biologique. Chaque document appartient à l'acte qui l'a produit.
Les valeurs biologiques suivies dans le temps constituent l'apport le plus sous-exploité d'un logiciel de clinique : une créatinine isolée ne dit rien, sa progression sur dix-huit mois change une décision thérapeutique.